Le quatrième Conseil municipal de la mandature aura duré plus de 4h30. Record battu, grâce à une opposition particulièrement active et vigilante qui entend bien faire vivre le débat démocratique, conformément aux attentes de la moitié des Putéoliens.
L'ordre du jour en 64 points, à dominante technique, a toutefois donné lieu à plusieurs échanges politiques, notamment lors de la discussion sur le règlement intérieur qui régira le fonctionnement du Conseil pour les six ans à venir. Un texte par lequel la majorité municipale entend fortement limiter l'espace d'expression de l'opposition (j'y reviendrai dans un prochain billet).
Pour ma part, je suis intervenu sur de nombreux points :
Les protocoles transactionnels (point n°16) avec la société SEMUP, d'une part, et les cabinets Rechsteiner et Ingerop d'autre part, qui démontrent un certain laisser aller dans la gestion de la ville, ces sociétés ayant fourni des prestations sans rémunération ni contrat. Pour éviter tout contentieux à venir, la municipalité a donc décidé de régler ces différends par voie transactionnelle. J'y reviendrai en détail par la suite, y compris sur les explications fournie par Madame le Maire, que nous n'avons pas jugées très convaincantes.
Lors de l'examen du décompte général définitif au contrat de maîtrise d'oeuvre relatif à la création de la crèche du 157 rue Jean Jaurès (point n°21), j'ai observé le délai particulièrement long (7 ans) entre la décision du Conseil municipal (25 avril 2001) et l'ouverture de l'établissement (2008). L'accueil des enfants en crèche est un des problèmes le plus souvent soulevé par les Putéoliens pendant la campagne, les besoins étant grandissants avec l'arrivée de nombreuses familles, attirées par le caractère résidentiel de Puteaux. Cette situation nous avait conduit a proposer la mise en oeuvre d'autres solutions en complément de la construction de nouvelles crèches pour apporter des solutions adaptées aux besoins de chaque famille. En réponse à ma question sur le délai de construction, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a indiqué que celui-ci était du à un besoin non prévisible de dépollution du sol. Nous avons voté pour.
En revanche, nous avons voté contre les décomptes généraux définitifs aux marchés de travaux relatifs à la transformation d'une maison individuelle en jardin d'enfants de 15 lits, 27 rue Gambetta (point 23). En effet, à cet endroit, en 2004, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, devenue maire de Puteaux, a fait acquérir par la municipalité une maison individuelle pour un montant d'environ 500 000 euros avant d'engager, pour la transformer en jardin d'enfants, 800 000 euros de travaux (charpente, couverture, menuiserie, peinture, revêtement de sols, installation d'un monte charge, de la climatisation, etc.). Il en ressort un investissement de 80 000 euros par lit, supérieur au coût moyen d'un lit en crèche. En outre, la taille de cette petite structure entrainera des coûts de fonctionnement par lit plus élevés. Nous nous interrogeons donc sur les raisons réelles de l'achat de cette maison individuelle par la municipalité et critiquons le bien fondé de son affectation à cet usage.
Sur l'avenant à la convention de réalisation d'un service urbain de transport de voyageurs pour la ville - ligne 541 (point n°32), visant à permettre la gratuité du Buséolien et la mise en place d'un nouveau matériel roulant sur cette ligne, j'ai pris acte de la mise en oeuvre rapide d'une promesse de campagne de la majorité municipale. Toutefois, j'ai fait remarquer que les fréquences étaient peu satisfaisantes pour les usagers : 26 minutes en semaine, 50 minutes le week-end et en été. A ma proposition de doubler ces fréquences, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a objecté le coût déjà élevé de ce service. Nous avons néanmoins voté en faveur de ce point, avec des réserves. De notre point de vue, la majorité municipale, dans son programme électoral, a privilégié le symbole - la gratuité - plutôt que la qualité du service rendu à la population. Cette question doit faire l'objet d'une réflexion d'ensemble, cette ligne étant essentielle aux déplacements des personnes habitant le haut de Puteaux vers le centre-ville (notamment les personnes âgées et à mobilité réduite) et dans le cadre de la concertation sur l'agenda 21 (nécessité de trouver des alternatives "propres" à l'utilisation de la voiture. Dans ce contexte, j'ai également abordé la question du prolongement du service des lignes 157 et 158 en soirée.
La ville envisage de mettre en place 4 mobile-homes à la marine de Caprone pour en augmenter la capacité(point n° 34), la loi littoral empêchant de construire en dur. Nous avons voté contre, estimant que cela dégraderait le paysage et qu'il était possible de trouver d'autres solutions, notamment en faisant travailler les établissements de tourisme locaux.
Lors du dernier Conseil municipal, nous avions posé une question sur l'éclairage du passage public entre la rue Paul Lafargue et la passerelle des Vignes qui permet l'accès de nombreux habitants du quartier république et front de Seine à la station de métro Esplanade de la Défense. Le maire nous avait alors répondu que ce passage était la propriété de la société Batigère Ile-de-France (résidence Minerve) et que des discussions étaient en cours suite au démontage des lampadaires par la ville pour des raisons de sécurité. Nous avons donc voté pour le projet de convention avec cette société en vue de la mise en place d'une servitude de passage public piétons (point n°39) qui permettra à la ville de réaliser les travaux de rénovation nécessaires.
Enfin, le Conseil municipal a adopté la création du Conseil Economique et Social (CES), autre promesse de campagne de la liste Union pour Puteaux et a procédé à la nomination de ses soixante membres. Cette instance est présidée par Joëlle Ceccaldi Raynaud et placée sous la responsabilité de Franck Cavayé, Conseiller municipal délégué. Si, sur le principe, nous pensons que le CES peut avoir son utilité, nous regrettons le manque de transparence dans la désignation de ses membres et constatons que cela a d'abord permis de "caser" des personnalités très proches du maire et de la majorité municipale, nous avons donc voté contre. Je suivrai personnellement ce dossier de très près dans les mois et les années à venir et nous ne manquerons pas d'alimenter le débat de nos propres études et propositions.
Le Conseil du 22 mai a par ailleurs été marqué par l'installation de Marie-Sophie Mozziconacci dans ses nouvelles fonctions de Conseillère municipale et l'occasion d'octroyer l'honorariat à Messieurs Henri Boumendil (19 ans d'exercice de fonctions municipales), Charles Ceccaldi-Raynaud (49 ans d'exercice de fonctions municipales) et Sydney Ghenassia (27 ans d'exercice de fonctions municipales).
Le prochain Conseil municipal aura lieu le 25 juin.
Je reviendrai prochainement plus en détail sur certains de ces points, ainsi que sur d'autres questions abordées au cours de Conseil municipal du 22 mai. Pour plus d'informations, vous pouvez également consulter les comptes-rendus de Christophe Grébert (Puteaux Ensemble) et de Nadine Jeanne (PS).



















Concernant la crèche rue Gambetta, la propriété a déjà été achetée 760 000 E à M. KOUBI en 2005, malgré son inadaptation évidente à cet usage + difficulté d'accès.
Rédigé par: Francoise ENJOLRAS | 26 mai 2008 à 11:12
Merci Frédéric pour ce travail au service de la collectivité. Au plaisir de lire la suite...
Tout à fait d'accord avec vous sur la question des Buséoliens. Il aurait été bon d'accroître la fréquence, mais puisqu'il est difficile financièrement de le faire en même temps que la gratuité, et que ça c'est bien aussi (ces bus "locaux" sont beaucoup utilisés par les personnes âgées, qui n'ont pas forcément une carte orange), et bien le pragmatisme invitait à voter pour la résolution.
L'amélioration du passage public passerelle des vignes, c'est bien. Mais vu le nombre de personnes qui utilisent les passages Puteaux-La Défense (pas que celui là), ce point reste un peu, et c'est bien dommage, le parent pauvre de l'aménagement de la voirie locale. Espérons que les améliorations, oco ou ailleurs, seront suffisamment ambitieuses. Il aurait été incompréhensible de voter contre, mais on aurait sûrement pu avoir plus de garanties...
Rédigé par: Florent | 26 mai 2008 à 16:35
Premier point, je suis déçu que vous fassiez, comme c'est le cas de votre "mentor", une guéguerre débile sur la durée du conseil municipal. Je pensais, a priori à tort, que vous étiez au dessus du niveau d'une vulgaire "bataille" digne de la cour de récré du primaire ... au point de l'écrire sur votre blog.
Deuxièmement, une réaction sur le point de la ligne 541. Avant de demander toujours "tout" et toujours "plus" ne serait-il pas plus judicieux d'effectuer une analyse du taux "d'occupation" de ce buséolien avant de demander le doublement du trafic ? Sachant qu'il s'agit d'une ligne interne pour des besoins, donc, interne, les putéoliens utilisant ce service, désormais gratuit, connaissent les horaires fixes, quel est le réel intérêt d'accroitre le trafic, si ce n'est créer des encombrements supplémentaires ? Je pense qu'avant de s'avancer sur des demandes "politiciennes" il faut étudier le dossier à fond.
merci de votre attention.
Rédigé par: puteaux liberté | 26 mai 2008 à 17:36
Bonjour Frédéric.
J'ignore qui est ce "Puteaux-liberté". J'aimerai lui dire que la première des libertés est la responsabilité. Toutefois, son commentaire a du sens comme on dit à la RATP. Cependant, il est normal, me semble t'il, que des putéoliens soient en demande.
C'est donc à la demande de Joëlle Ceccaldi-Raynaud et sous son contrôle lorsque j'étais encore Conseiller Municipal dans l'ancien mandat que je me suis occupé de la possibilité qu'il y avait d'obtenir la gratuité et surtout un nouveau matériel roulant offrant un plancher plat pour les handicapés et nos personnes âgées. C'est donc depuis plusieurs mois que ces modifications ont été demandées à la RATP.
Cependant, Puteaux n'est pas une autorité organisatrice (Elle pourrait l'être de 2em niveau) et la RATP dépend surtout du STIF (Syndicat des Transport d'Ile de France) émanation lui même de la Région.
Autrement dit, Monsieur Chevalier, il ne suffit pas de claquer des doigts pour avoir plus de transports, plus de fréquences, de bus, etc. Mais vous le savez bien au fond!
Monsieur "puteaux-liberté" a raison sur un point! Cela à un coût qui ne peut être raisonnablement disproportionné par rapport au service.
De plus, il y a des horaires affichés. Je puis d'ailleurs vous dire qu'il y aura, dans un certain temps, un signalement affiché (Appelé SIEL) du temps d'attente aux arrêts.
Tout cela à un coût et la RATP que je connais très bien puisque je fais partie de son encadrement a fait d'importantes propositions et beaucoup d'avances afin de répondre aux demandes fortes et précises que faisaient Joëlle Ceccaldi-Raynaud et moi-même.
Madame le Maire souhaite véritablement un transport de qualité et d'excellent niveau je vous l'assure!
La problématique est identique pour le 157 et le 158. Cela dépendra du STIF qui peut proposer un avenant au contrat RATP afin d'augmenter la fréquence. Voudra t'il payer ce service supplémentaire à la RATP?
De toutes façons, les demandes doivent passer par le STIF. Il ne suffit pas de le dire au Conseil Municipal.
En ce qui concerne le CES, je regrette que pour vous, ce ne soit qu'une manière de "caser des personnalités très proches du maire et de la majorité municipale." Ce n'est pas digne de vous!
Il y aura du travail dans ce Conseil Economique et il ne suffira pas de faire acte de présence et de ne "rien produire". Il aura un rôle important d'analyse et de proposition. Il sera consultatif. Tous les membres ont été choisi pour leur expérience du monde économique, associatif, etc.
Il n'est pas choquant que Joëlle Ceccaldi-Raynaud s'entoure de préférence de compétences qu'elle connaît et de fidélité à son action.
Puisque vous avez décidé de le "surveiller" et que je fais partie de ce CES, nous aurons donc l'occasion d'en débattre dans le futur!
Bien à vous
Gérard Brazon
Rédigé par: Gérard Brazon | 26 mai 2008 à 19:29
@ Puteaux liberté,
Tout d'abord, Christophe Grébert n'est pas mon mentor ! Après avoir eu l'honneur de servir Pierre Messmer et Jacques Baumel, cela serait déplacé. Christophe est le chef de fil d'un large rassemblement qui s'est présenté aux suffrages des Putéoliens en mars dernier sur la base d'un projet pour Puteaux. Chacun, à l'intérieur de ce rassemblement a conservé son identité propre. Il ne vous a sûrement pas échappé que Christophe et moi n'appartenons pas à la même famille politique. C'est l'addition et la diversité qui est créatrice de valeur et non la fusion sur le plus petit dénominateur commun.
Pour ce qui est de ma remarque sur la durée du Conseil, je vous invite à y voir seulement le témoignage d'un regain du débat démocratique et non "une vulgaire "bataille" digne de la cour de récré du primaire". D'ailleurs, la majorité comme l'opposition sortiront grandies d'un débat politique de qualité, fondé sur l'échange d'idées, le respect et le souci des Putéoliens, plutôt que sur la haine, les pressions et les menaces, comme par le passé. C'est ce à quoi je m'emploie à contribuer sur ce blog et je vous remercie d'y participer activement.
Après ces élections, Puteaux doit entrer dans une nouvelle ère. Il est de notre responsabilité à tous - majorité et opposition - de faire entrer notre ville dans le 21e siècle.
Cordialement,
Rédigé par: Frédéric-Michel Chevalier | 26 mai 2008 à 22:19
@ tous,
Merci de vos commentaires sur le buséolien et sur le service en soirée des lignes 157 et 158. Cela ouvre le débat.
Passionné de transports, je suis parfaitement au courant de l'organisation des transports en Ile-de-France et du rôle du STIF. Il est évident que le STIF doit faire face à des priorités et qu'il doit tenir compte de la rentabilité des lignes. C'est d'ailleurs pour cela que les dessertes locales sont financées par les municipalités, dans le cadre d'un contrat de partenariat.
C'est là que la réflexion intervient. Et c'est précisément là qu'intervient le choix entre gratuité et augmentation des fréquences. Gérard, vous en conviendrez, pour une personne âgée qui descend faire des démarches en centre ville (ou ses courses), ce n'est pas top de devoir attendre 50 minuntes un bus, sous prétexte qu'on vient d'en rater un ! Et ce n'est pas le fait de connaître les horaires qui y changera quelque chose, si vous n'êtes pas maître de la durée que vous devez passer au centre ville. Augmenter les fréquences, c'est accorder davantage de souplesse. On est là sur une question de service public, cela a un coût pour la collectivité. A partir de là l'alternative est simple :
- maintenir ces fréquences (26 minutes en semaine, ce qui peut encore être acceptable, et 50 minutes le week end et l'été) et assurer la gratuité (ce qui est symbolique, mais tout service doit avoir un coût, même minime pour l'usager).
-faire le choix d'améliorer les fréquences et donc la qualité du service en ne faisant pas le choix de la gratuité, faute de pouvoir dépenser plus.
- évidemment, il reste aussi la possibilité d'augmenter la contribution de la ville pour parvenir à de meilleurs fréquences, tout en assurant la gratuité.
C'est un choix politique. Il ne faut pas seulement regarder le taux de remplissage actuel, mais réfléchir aux changements de comportements que l'on veut induire par le biais d'une politique de l'offre. C'est un des enjeux de la concertation autour de l'agenda 21, à laquelle, je le sais, Joëlle Ceccaldi-Raynaud attache beaucoup d'attention.
Je ne prétends pas détenir la solution... mais je souhaite que le débat soit ouvert sur ce point dans les mois et les années à venir.
Il en va de même pour le prolongement en soirée des lignes 157 et 158. A Asnières, le 140 et le 165 circulent jusqu'à 1 heure du matin en semaine, 2 heures le week end. Pourtant, il y a des gares et le métro ! Par ailleurs, le 158 circule déjà en soirée entre la place de la Boule et Rueil Malmaison. Ce qui est possible sur ce tronçon de la ligne, pourrait l'être de notre côté.
A ce sujet Joëlle Ceccaldi m'a invité à intervenir auprès de Jean-Paul Huchon, ce que je ne manquerai pas de faire. Ce serait d'autant mieux si j'avais son soutien et celui de la majorité municipale sur ce point.
Je reviendrai sur ce sujet dans un prochain billet et j'espère que nous pourrons poursuivre le débat.
Rédigé par: Frédéric-Michel Chevalier | 26 mai 2008 à 23:04
@ Gérard,
Sur le Conseil Economique et Social, je vais adopter la même attitude que celle que je vous ai demandé sur ce blog d'adopter vis-à-vis de Marie-Sophie : je vais attendre et laisser venir pour juger sur les actes.
Soyez assuré que je soutiendrai toutes les propositions qui me paraitront refléter la réalité socio-économique de Puteaux et iront dans le sens du développement économique et de l'attractivité de notre ville. Je critiquerai aussi les positions qui ne me sembleront pas aller dans le bon sens.
J'espère que le CES aura goût d'auditionner les élus de l'opposition qui pourraient présenter des compétences dans les domaines abordés. Pour ma part, je suis prêt à participer à toute démarche de concertation, dans un esprit constructif.
Pour ce qui est des nominations, le simple énoncé des qualités et de l'origine (monde associatif, monde économique, syndical...) de chacun aurait eu le mérite de donner de la transparence et de la lisibilité et d'éviter les risques de polémique. Il n'est d'ailleurs pas trop tard pour bien faire. En tout cas, même proche de Madame le Maire, je trouver parfaitement fondée votre présence dans cette assemblée, en tant que représentant syndical. Je ne doute d'ailleurs pas que nous aurons de passionnantes discussions sur les grands enjeux pour Puteaux et tant mieux si cela peut créer, en outre, des passerelles de concertation.
Enfin, comme vous le savez, mes activités professionnelles au MEDEF et le milieu patronal dans lequel j'évolue, me confèrent une certaine connaissance du fonctionnement du CES et des CESR (Conseils Economiques et Sociaux Régionaux) dans lesquels nous nommons, comme les autres partenaires sociaux, de nombreux mandataires. Vous et moi, sommes bien placés pour connaître le système.
Cordialement,
Rédigé par: Frédéric-Michel Chevalier | 26 mai 2008 à 23:18
@ Frederic
a) Je ne pense pas que l'on puisse juger la qualité des débats par leurs durées.
b) Pourquoi ne pas publier les réponses de la majorité concernant les transports à Puteaux, Robert Bernasconi est intervenu pour vous répondre sur des points bien précis : Responsabilité du STIF, qualité écologique du matériel roulant, etc.
c) Concernant le CES je ne m'estime pas etre casé par Mme Le Maire. Putéolien de naissance, président fondateur d'une association de jeunes de quartier, dirigeant bénévole dans les clubs sportifs de la ville, et directeur adjoint d'une PME, j'estime tout comme vous, pouvoir mettre mes compétences au service de mes concitoyens. A moins que comme M. LELIEVRE nous le dit à chaque CM, seul les représentants de votre liste sont compétents dans tous les domaines :D
Rédigé par: Luc AIT AISSA | 27 mai 2008 à 08:46
Bonjour,
Pour en revenir sur le commentaire de Gérard Brazon sur le service BUSEOLIEN, il faut qu'il sache que le STIF n'a rien à voir là dedans. En effet, le STIF régit les transports en Ile-de-France, mais pour ce qui est des transports municipaux, il s'agit d'un appel d'offre. Dans le cas de Puteaux, c'est la RATP qui a le marché, mais cela pourrait aussi bien être TRANSDEV, VEOLIA Transports, CHAMBON-GROS.... Le STIF ne régit pas les transports communaux.
Quant au 157 et 158, là c'est du ressort du STIF qui peut demander dans son contrat avec la RATP de renforcer le service de nuit. Dans le cas présent, il faut que soit les particuliers ou les mairies concernées en fassent la demande au STIF qui va en voir l'exhaustivité des besoins en transports, et qui va donner son avis. La RATP n'a "pas trop son mot à dire". Elle n'est que prestataire de service.
Bonne journée.
Marc
Rédigé par: marc | 27 mai 2008 à 08:56
Cher Marc.
Vous avez en partie raison sur le Buséolien. Hormis le fait que la ligne déssert des arrêts qui sont sur des parcours de la RATP.
La RATP pourrait, à bon droit, se plaindre d'une concurrence auprès du STIF par une éventuelle régie communale. Régie qui serait hors de prix d'ailleurs compte tenue des coûts du matériel (100 000€ par Bus) sans compter l'entretien, le personnel, la régulation. Cela n'avait pas échappé à Joëlle. A l'époque, à la demande de Joëlle, j'avais organisé plusieur réunions en Mairie avec des responsables de l'agence territoriale. Il était préférable de continuer avec la RATP entreprise fiable et bien implantée sur notre ville (Bus, Métro, RER, Tram)
Même probématique d'ailleurs si c'était un transporteur autre que la RATP dont Véolia qui est, chacun le sait une entreprise multiservice. Transdev est, vous le savez sûrement, un partenaire de la RATP même si, il y a de l'eau dans le gaz entre les deux PDG. Quant Chambon-gros...
Le transport et sa réalisation sont complexe.
Pour la ligne 158 et 157 rien à ajouter à Marc.
Bien à vous
Rédigé par: Gérard Brazon | 27 mai 2008 à 15:43
Pour ce qui est des lignes 157 et 158, je saisirai le STIF. J'invite toute personne intéressée à faire de même.
En tout cas, merci à tous pour votre participation à cette discussion.
Hormis les problèmes de compétences, que pensez-vous de la desserte de Puteaux en soirée ? Avez-vous des témoignages autour de vous ?
Rédigé par: Frédéric Chevalier | 28 mai 2008 à 01:44
Pour être très honnête, je suis circonspect quant à la nécessité d'augmenter les passages du 158. Ca a un coût et je ne suis pas sûr que l'intérêt soit justifié.
Par exemple, je pourrais prendre le bus rue Jean Jaurès (devant Leon Blum), mais le 158 n'est pas très attractif. Son tracé est sinueux et outre les problèmes de fréquence, il est assez lent et impose une correspondance à Pont de Neuilly. Bref, en pratique, je préfère aller à pied au métro Esplanade en passant par la rue Arago... même si j'enrage à chaque fois de voir à quel point ces accès ont été mal pensés, font perdre du temps et ne sont pas "secure".
Dans l'immédiat, les riverains du métro Esplanade auraient surtout besoin de meilleurs accès au métro Esplanade... pou qu'ils y accèdent plus vite et se sentent en sécurité.
Pour ce qui est des Putéoliens qui vivent loin du métro Esplanade (mais proche d'un arrêt du 158), ils sont en principe soit près de la gare de Puteaux soit près des bus qui passent place de la mairie et devraient donc avoir des alternatives acceptables.
Bien sûr, pas question pour autant de supprimer le 158 ;-)
Rédigé par: Florent | 28 mai 2008 à 11:55
Vous avez raison Florent, c'est bien des accès à la Défense et à ses transports publics qu'il s'agit. Cela doit se faire selon trois axes : accessibilité, propreté, sécurité.
Le service de soirée des bus pourrait être un paliatif, le temps de réaliser les travaux nécessaires, ce qui prendra sûrement beaucoup de temps, d'autant qu'il faudra que cela passe par l'EPAD et/ou l'EPGD.
Rédigé par: Frédéric Chevalier | 28 mai 2008 à 12:44
Oui, je comprends que tout le monde ne soit pas aussi téméraire que moi pour aller chercher un métro à La Défense le soir venu. :-)
Mais la fréquentation des bus de soirée n'est pas forcément significative et ne justifie pas nécessairement le coût d'une amélioration de service.
En tout cas, d'après moi, il faut :
- rappeler que le 144 est "stratégique" pour Puteaux,
- choisir, parmi les deux bus (157 et le 158) qui relient Puteaux à Pont de Neuilly, le dossier qu'il faut "pousser" (pour plus d'efficacité).
Mais justement lequel ? Alors là, j'avoue, je ne sais pas trop... A priori j'aurais dit le 157 SAUF QUE l'accès aux quais de Seine, le soir, n'est guère plus hospitalier que l'accès à La Défense. Euh... il faudrait se concerter avec Nanterre pour être sûr de faire le bon choix.
Rédigé par: Florent | 28 mai 2008 à 20:34
Le prolongement du RER E à La Défense devrait se faire en direct en sous-sol par Porte Maillot. Cette solution permet de gagner quelques minutes de trajet (pas beaucoup) mais surtout d’éviter toute nouvelle saturation. L’EPAD vient d’annoncer, dans le dernier numéro de son magazine Esplanade, qu’il mettra 300 millions d’euros sur la table (sur un total estimé à 1 milliard et demi).
300 millions ce n’est pas rien dans ces temps de désengagement de l’Etat. Mais à mon avis ce n’est pas sans contrepartie. Si on lit entre les lignes, l’EPAD ne mettra les 300 millions sur la table que si le RER E Est prolongé en direct en sous-sol et que si il arrive à La Défense en 2020. C’est sans doute une sérieuse invitation qui nous permet d’y voir enfin plus clair sur ce dossier !! ouf !! D’autant que même JP Huchon commence maintenant à dire que ce dossier est prioritaire (notamment pour le développement économique du Mantois, du 93, du 77... et pour contribuer à la désaturation du RER A).
Puteaux peut s'en réjouir... mais la ville devra veiller (avec l'EPAD) à l'insertion des nouvelles stations, à la qualité des coreespondances avec les autres moyens de transport et à la qualité des accès et sorties vers l'Esplanade et vers la ville.
Ce n'est pas le cas actuellement. Les liaisons entre Puteaux et le métro Esplanade sont très mauvaises. L'accès aux 4 Temps ne se fait pas beaucoup plus facilement... A-t-on des garanties que les nouvelles infrastructures tiendront compte des utilisateurs ???
Rédigé par: Florent | 17 juin 2008 à 11:14