J'espérais qu'avec l'épilogue des élections internes au MoDem de Puteaux, on allait pouvoir dépasser les polémiques et se consacrer aux vrais sujets. J'ai sans doute sous-estimé une nouvelle fois Christophe Grébert. Ainsi, au lieu de consacrer son temps à formuler des propositions pour la ville, notre célèbre blogueur local préfère dénoncer l'UMP qui, à Puteaux, se ferait "menaçante".
Aurait-il reçu personnellement de nouvelles menaces ? La mairie lui intenterait-elle un nouveau procès ?... Rien de tout ça. Notre ex-socialiste, reconverti au MoDem s'en prend simplement à Franck Melka, militant UMP, qui, sur son blog de soutien à la candidature de Roger Karoutchi aux prochaines élections régionales, dénonce le piratage du site de son candidat.
De fait, la semaine dernière, Roger Karoutchi avait informé ses abonnés par mail de la suspension momentanée du site suite à l'attaque de hackers. Ces derniers se sont introduits illégalement sur le serveur et y ont modifier textes, photos, vidéos, ainsi que la liste des noms du Comité de soutien. Un acte puni par la loi, que Christophe Grébert préfère qualifier de banal. Drôle de position pour quelqu'un qui prétend défendre la liberté d'expression ! Plutôt que de s'indigner des agissements de l'auteur (ou des auteurs) de ce piratage informatique, il préfère jeter l'anathème sur "les élus UMP de Puteaux qui ont du mal à se maîtriser", stigmatisant la réaction du militant : "vous avez fait de moi votre ennemi et je ne vous lâcherai pas, jusqu'au bout je vous traquerai". Une phrase que Christophe Grébert trouve "plus proche du langage de la rue que de propos tenus par une personne équilibrée et raisonnable", mais qui, contrairement aux actes des pirates à qui elle s'adresse, n'a rien d'illégal.
Comme à son habitude, Christophe Grébert se sert d'une info, pour faire de l'amalgame et de la polémique politicienne. A l'appui de sa démonstration sur le caractère "menaçant" de l'UMP de Puteaux, il ressort pèle-mèle, sans rapport avec le sujet : la mauvaise plaisanterie, qualifié d'homophobe, de Jean-Pierre Descroix, son procès gagné contre la mairie de Puteaux, un tract de 2004, le surnom attribué par Gérard Brazon à Charles Ceccaldi-Raynaud et même l'agression dont il a été victime le soir du premier tour de l'élection municipale ! On est bien loin du sujet, mais c'est là une technique éprouvée de manipulation, digne des pratiques des régimes totalitaires.
Le plus amusant, c'est que le discours de Christophe Grébert aurait été tout autre s'il s'agissait du piratage de monputeaux.com. Là on entendrait parler d'atteinte à la liberté d'expression, de comportement factieux, d'homophobie ou de je ne sais quoi d'autres. Avec Christophe Grébert, il y a toujours deux poids et deux mesures.
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