Christophe Grébert repart en guerre contre Puteaux en neige. C'était à parier, je l'avais d'ailleurs annoncé la veille ici-même.
Une fois encore, c'est l'argument de la mauvaise gestion et des gaspillages qui est mis en avant. Selon Christophe Grébert, qui a ressorti pour l'occasion sa vieille règle à calcul, Puteaux en Neige coûte 50 euros par habitant. "Voilà une opération gratuite qui coûte bien cher !" ajoute-t-il, non sans ironie.
Évidemment, la semaine où les Putéoliens doivent acquitter leur taxe d'habitation, l'argument peut faire mouche. Or il est erronné et relève, tout au mieux d'un élan de démagogie populiste. La raison est simple, Puteaux n'est pas une ville comme les autres. Elle tire de confortables recettes fiscales de la taxe professionnelle qui représente plus de 20 % du budget municipal (53 millions d'euros pour un budget de 261 millions d'euros).
On peut présenter les choses autrement. Avec un budget d'1 million d'euros, Puteaux en Neige représente 0,6% du budget de fonctionnement de la ville et à peine 0,4 % du budget total. Et ce, hors produit des recettes des entrées payantes et hors contributions des sponsors. Vu sous cet angle, c'est un coût très accessible pour une grande manifestation populaire à laquelle la majorité des Putéoliens est attachée, hormis, peut-être, ceux qui n'ont pas d'enfants et ne savent pas faire de patin à glace :-) Ce sont des moments d'évasion et de détente particulièrement bienvenus en ces temps difficiles pour les familles putéoliennes qui soufrent de la crise et qui n'ont pas les moyens de partir pendant les vacances de Noël.
Mais Christophe Grébert, qui prétend dans sa note représenter une "opposition ambitieuse" va plus loin : "En ces temps de crise, où chacun doit se serrer la ceinture, et
dans un soucis de bonne gestion de l'argent public, la solution serait
de devenir enfin raisonnable et de réduire notablement le montant de ce
marché, de 20 ou 25%. Cela permettrait encore de réaliser une très
belle animation dont nous serions tous fiers."
Chiche ! Qui ne partagerait pas l'ambition d'une régulation des
dépenses publiques. La municipalité a d'ailleurs déjà réalisé des
efforts sur le budget de Puteaux en Plage et il y a fort à parier
qu'elle partage ce souci pour Puteaux en Neige. Mais avant de coucher
des chiffres comme cela dans les colonnes d'un blog, encore faut-il
prendre ses responsabilités et dire comment et où faire des économies.
On est donc en droit d'attendre de Chrsitophe Grébert, s'il veut
devenir crédible, qu'il saisisse l'opportunité de son intervention au
Conseil municipal, lundi prochain, pour présenter des
contre-propositions concrètes et étayées. Ce dont je doute vraiment.
Reste un argument qu'il n'a pas encore mis en avant et sur lequel je lui ai déjà fait part de mon désaccord lors de la campagne des municipales : l'impact écologique négatif de Puteaux en Neige. Peut-être le réserve-t-il à une intervention de Bruno Lelièvre, Conseiller municipal Verts et à qui Christophe Grébert à laissé la présidence du groupe Puteaux Alternance pour trois mois.
Sur ce point, la préoccupation environnementale doit bien sûr être au coeur des décisions. Cela ne signifie pourtant pas qu'il faille se tourner vers la décroissance. En revanche, puisque c'est un enjeu pris en considération par l'équipe municipale qui a entamé cette année la réflexion sur l'agenda 21 de Puteaux, je propose que la ville achète symboliquement les droits carbone correspondant aux dégagements de CO2 de Puteaux en Neige. C'est une démarche que nous adoptons, par exemple au MEDEF, à l'occasion de notre Convention annuelle ou de l'Université d'été.
Nous verrons lundi si Christophe Grébert adopte une attitude constructive ou s'il réitère l'erreur politique de voter contre Puteaux en Neige, comme il a voté contre Puteaux en Plage, sous prétexte d'exprimer son désaccord avec le budget de l'opération.
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