Il y aura des primaires à l'UMP pour désigner la tête de liste aux élections régionales. Après Roger Karoutchi et Yves Jégo, c'est au tour de Valérie Pécresse de rentrer dans la course. Pour ma part je suis partagé. Je connais bien Roger Karoutchi que j'ai cotoyé il y a une vingtaine d'année, alors que j'étais responsable des jeunes RPR d'Asnières et qu'il était délégué national à la jeunesse. Actuel chef de file de l'UMP au Conseil régional, il connait bien les dossiers et a la légitimité de l'action menée. Mais, pour cotoyer Laurence Parisot au MEDEF, je peux aussi mesurer l'impact d'une femme pour faire bouger les lignes. Valérie Pécresse incarne un certain renouveau et une indéniable modernité. Le choix s'annonce difficile.
Dans une interview donnée au Figaro, Roger Karoutchi se déclare le mieux préparé pour battre le PS et en finir avec 12 ans de gestion socialiste de la région Ile-de-France.
INTERVIEW - Candidat à la présidence de la région capitale, le ministre
des Relations avec le Parlement veut «conduire la révolution» en
Ile-de-France.
LE FIGARO. La candidature de Valérie Pécresse, après celle d'Yves Jégo, change-t-elle la donne ?
Roger
KAROUTCHI. Valérie Pécresse est candidate. C'est son droit. En
Ile-de-France, la droite et le centre doivent être en situation de
pouvoir reconquérir la région. Nous ne sommes pas sortants et nous ne
sommes pas favoris. Sans l'unité absolue et le rassemblement de toutes
nos forces, nous sommes sûrs de perdre. La vraie élection, c'est mars
2010. J'en ai ma claque de douze ans de gestion socialiste immobile.
Mon obsession, c'est le renouveau de l'Ile-de-France.
Avez-vous confiance dans le système des primaires ?
Je
fais totalement confiance à la direction de l'UMP pour assurer la
loyauté du scrutin. Et totalement confiance aux adhérents et aux élus
d'Ile-de-France pour choisir, en conscience, le mieux à même de gagner
face à la gauche. Je ne veux pas qu'on leur vole leur décision par des
détournements médiatiques ou des sondages qui, de toute façon,
évolueront.
Qu'apportez-vous de plus par rapport à vos concurrents ?
La
région Ile-de-France, c'est ma passion. Le combat régional, c'est ma
vie, ma seule ambition politique. Pour moi, ce n'est pas une étape de
carrière ni une façon d'exister. Je ne dis pas que je suis plus génial
ou plus connu que les autres. Valérie Pécresse est sans doute plus
connue que moi, mais ce n'est pas un concours. Je connais la région.
J'y ai effectué plus de mille déplacements de terrain en cinq ans. Je
ne regarde pas les transports publics de loin, dans ma voiture avec
chauffeur. Je sais ce que c'est que les villes sans gare, les problèmes
de logement, d'insécurité, d'emploi. Mon expérience, ma connaissance
des dossiers, ma volonté de rassemblement font de moi le candidat le
mieux préparé à ce combat régional pour battre la gauche.
Nicolas Sarkozy vous a reçu lundi. Que vous a-t-il dit ?
Le
président m'a dit : «Trace ta route, continue à faire ce que tu as
toujours fait, ne te laisse pas détourner. Tu dois rassembler.»
Les commentaires récents